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Cold Case

Sortie : 29 September 2003

Ma note : 18/20

Ma critique :

Dans la jungle des séries policières, il faut savoir tirer son épingle du jeu pour espérer subsister. L’originalité peut résulter d’un personnage inattendu que l’on inclut à une brigade de police pour la dynamiser et l’égayer. Il peut s’agir d’un écrivain (« Castle »), d’un mentaliste (« Mentalist ») ou encore d’un spécialiste du langage corporel (« Lie To Me »). L’originalité peut également résulter du concept de la série, qui créerait une rupture avec le schéma habituel de la franchise « Les Experts ». C’est le choix qu’a fait Meredith Stiehm, la créatrice de « Cold Case », en faisant des affaires classées la marque de fabrique de cette série.

Ainsi, chaque épisode s’ouvre, non pas sur un meurtre, mais sur la survenance d’un élément nouveau, comme un aveu ou la découverte d’un corps, qui permet à Lily Rush (Kathryn Morris) et son équipe de rouvrir une enquête archivée. Celle-ci peut dater d’il y a cinq ans, comme d’il y a cinquante ans. La narration alterne donc entre les événements passés et les investigations qui se déroulent dans le présent. Les flashs back sont brillamment retranscrits grâce à l’utilisation du type de film propre à l’époque, accentuant ainsi l’aspect ancien et authentique, ainsi qu’à une bande-son extraordinaire composée de tubes de l’époque. Ajoutons à cela les styles vestimentaires et capillaires différents, et l’immersion dans le passé est totale.

L’autre particularité de « Cold Case » réside dans sa typologie de crimes. En effet, les meurtres commis résultent majoritairement d’un coup de folie momentané. La préméditation est rare, et les intrigues n’en sont que plus intéressantes car, bien souvent, les meurtriers éprouvent des remords.

De plus, « Cold Case » bénéficie d’une bonne dynamique dans l’équipe de police. Chaque personnage est attachant à sa manière, et fait preuve d’un bon sens de la répartie. Aucun binôme de coéquipiers ne se démarque, à la manière de Derek Morgan et Penelope Garcia dans « Esprits Criminels » ou de Javier Esposito et Kevin Ryan dans « Castle », mais l’ensemble est tout de même appréciable.

Enfin, comment ne pas parler du générique ? Ce petit bijou, sur fond d’une musique à la fois triste et entraînante, correspond parfaitement à la série puisqu’il alterne les images en noir et blanc et celles en couleurs, tout en faisant un parallèle régulier avec la salle d’archives.

Catégorie : Séries

Sous-catégorie : Policier

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