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Seven Sisters

Réalisé par : Tommy Wirkola

Sortie : 30 August 2017

Ma note : 15/20

Ma critique :

Aujourd’hui, notre planète compte 7,55 milliards d’individus. Selon un rapport des Nations Unies publié le 13 juin 2013, la population mondiale devrait atteindre 8,1 milliards d’individus en 2025, 9,6 milliards en 2050 et 10,9 milliards en 2100. Les scénaristes Max Botkin et Kerry Williamson s’approprient ces prévisions et les empirent : ils ancrent « Seven Sisters » en l’an 2073 où la Terre, déjà surpeuplée, compte un million de nouveau-nés tous les quatre jours. Pour tenter de freiner cette croissance démographique exponentielle, le gouvernement instaure une politique de l’enfant unique, dont le bras armé est chargé d’éliminer les enfants « en trop ».

Lorsqu’un jour sa fille décède en accouchant de septuplées, Terrence Settman (Willem Dafoe) les recueille et les élève en leur inculquant les rudiments d’une vie clandestine bien huilée mais pas infaillible. Quand l’une d’entre elles vient à disparaître, c’est tout un petit monde qui s’écroule. S’instaure alors une situation délicate dans laquelle il faut mener des recherches tout en restant à l’abri.

L’actrice suédoise Noomi Rapace incarne chacune des septuplées de manière très convaincante. Cette interprétation aux multiples facettes rappelle immédiatement les clones de Tatiana Maslany dans l’excellente série « Orphan Black ». On pense également à Lisa Kudrow qui incarnait Phoebe et Ursula Buffay dans « Friends » ou encore Nina Dobrev qui était à la fois Elena et Katherine dans « The Vampire Diaries ».
Contrairement à ces personnages féminins mémorables, les sept sœurs n’ont malheureusement pas eu le droit à un réel développement de leurs personnages. Peut-être cela aurait-il été plus aisé si « Seven Sisters » avait été une série ? Au lieu de cela, leurs personnalités ne sont qu’esquissées. Elles sont principalement retranscrites dans les apparences physiques des sœurs et frôlent parfois la caricature.

A défaut de s’attacher à chaque sœur, on s’attache à la fratrie dans son ensemble car leur alchimie est facilement perceptible. C’est le cœur battant que l’on suit la quête des six sœurs pour retrouver la septième. Dans cette course semée d’embûches, la Faucheuse fait de grands moulinés du bras. Le scénario est cruel envers ses personnages mais aussi envers ses spectateurs : on comprend très vite que le happy end n’est pas dans les plans des scénaristes. Passé le choc, on s’en réjouit car ces morts terribles rendent le récit plus crédible et imprévisible. Les scènes d’actions, quant à elle, sont renversantes et nous font sursauter à plusieurs reprises.

Certes, « Seven Sisters » nous angoisse mais ce thriller réussi parvient également à nous faire sourire, voire carrément rire. En effet, malgré l’horreur, certaines sœurs gardent leur sens de l’humour, de façon volontaire ou non. L’humour est d’ailleurs présent dès les premières minutes du film puisque le grand-père a savamment donné à ses sept petites-filles les noms des sept jours de la semaine.

Catégorie : Films

Sous-catégorie : Thriller

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